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Le mot du Président

Il y a fort longtemps les moines de l’hospice du Grand Saint Bernard utilisaient leurs chiens pour garder leurs bâtiments et aussi si besoin pour secourir les pèlerins qui franchissaient le col et se perdaient dans la montagne, dans la neige ou sous l’orage, frigorifiés par les pluies glaciales à ces altitudes, les moines marchaient de nuit comme de jour avec leurs chiens à la recherche de ces malheureux sous équipés et surpris par les conditions météorologiques de l’endroit.

L’imaginaire populaire veut que l’on affuble le Saint Bernard d’un tonnelet de schnaps au cou destiné à les revigorer, mais ce n’est qu’une sympathique image populaire…

Actuellement les chiens d’avalanche les plus connus sont les Border Collie, les Malinois, les Labradors, les Bergers Allemands, même les Bergers Suisses blancs comme neige ! Bien sûr d’autres chiens seraient capables de flairer des victimes, mais imaginez si l’on envoyait un petit caniche au flair affuté dans une coulée…. Ce serait lui qu’il faudrait secourir !

Ces bêtes élevées depuis leur tendre jeunesse doivent montrer de l’obéissance, de la sociabilité et surtout le jeu, le chien cherche, trouve, reçoit une récompense et il est prêt à recommencer !

Il forme avec son maître un duo indispensable dans la recherche de victimes d’avalanches, le maître doit être à l’écoute de son chien avec une éducation quotidienne toute l’année.

Ces chiens sont capables de flairer et de trouver des victimes sous 4 mètres de neige mais il est aussi arrivé que des victimes ensevelies sous 10 mètres soient retrouvées…. Mais dans quel état ! La durée d’efficacité d’un chien dressé à la recherche peut atteindre 10 ans avant de prendre une retraite bien méritée. Les capacités olfactives, odeurs, nez très développé peuvent leur permettre de trouver des skieurs ensevelis en 4 à 5 minutes sous une coulée d’un hectare (2 terrains de foot) alors que des hommes au nombre de 20 mettraient 20 heures pour les retrouver seuls…certainement morts.

Le temps pendant les recherches passe très vite, une victime qui passe 15 minutes sous une avalanche a encore bien de la chance d’être sortie en vie mais passé 30 minutes il ne reste que 50% de chance d’être encore vivant mais il se dit que tant que la personne ensevelie n’est pas dégagée… elle est encore en vie !

Et en plus et pour terminer, le flair de ces chiens serait capable de détecter des cancers chez nous les humains, car les cancers sécrètent des substances olfactives que le chien peut sentir, le faire réagir et nous alarmer.

Soyez prudent cet hiver, essayez de ne pas avoir besoin de leur service, choisissez les bonnes pentes enneigées, mais si une équipe de secours vous recherche, vous, victime, espérez qu’un chien soit présent ! Il est votre meilleure chance !

Jean-Paul.



Les chiens d’avalanches